Trucs et Astuces : N’en pouvant plus que des gens de la ville se plaignent des bruits « ruraux », ce maire tente une action originale.

N’en pouvant plus que des gens de la ville se plaignent des bruits « ruraux », ce maire tente une action originale.

« Les gens de la ville doivent comprendre qu’on ne maîtrise pas le chant du coq en appuyant sur un bouton, comme sur une chaîne stéréo ».

Publié le par Les Maisons dans Trucs et Astuces
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A Gajac, en Gironde, à 70 km au sud de Bordeaux, le maire Bruno Dionis du Séjour a demandé que « le chant du coq, la cloche de l'église, le meuglement des vaches soient proclamés patrimoine national ».

Bref, il demande que plusieurs bruits ruraux soient inscrits au patrimoine de l’UNESCO. Soit:

  • le chant du coq
  • l’aboiement familier du chien
  • la cloche de l’église
  • le meuglement des vaches 
  • le braiment de l’âne
  • le pépiement des oiseaux

Non, ce n’est pas une blague! Il s’agit d’une démarche très sérieuse entreprise ce maire qui est un fervent défenseur de l’agriculture et du terroir.

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Bruno Dionis du Séjour qui a longtemps tenu une exploitation de vaches laitières et d’oies grises du Sud-Ouest, a fait publier sa lettre dans le journal municipal et l’a aussi transmise aux parlementaires du territoire. 

Dans son texte, l’élu se fait l’avocat des petites communes de France et de leur mode de vie.

Selon lui, « Ces dernières sont contraintes de s’adapter aux nouveaux habitants arrivant des grandes villes ». 

Il écrit que « les urbains découvrant le terroir » et « que les œufs ne se cueillent pas sur les arbres ».

« Tout cela est de bonne guerre. J’avais quelque chose sur le cœur. Je me devais de le dire », a-t-il expliqué.

C’est la lecture des journaux et les conflits entre des mairies et des nouveaux habitants  qui ont poussé l’homme à entreprendre sa démarche.

« Cela me révolte. Il y a peu, dans un petit village de Dordogne, des personnes qui viennent de la ville ont mis en procès la commune, car les cloches sonnaient. Tout cela me met hors de moi », a-t-il dit.

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« Si vous allez habiter à la ville et qu’il y a un feu rouge devant chez vous, vous le prenez. Pourquoi ce ne serait pas pareil à la campagne? Pourquoi certains refusent de s’adapter? Le monde ne tourne pas autour de nos petites personnes. Il faut savoir accepter les contraintes de nos villes, mais aussi de nos campagnes », a-t-il ajouté.

Le maire en appelle au gros bon sens. « Les ruraux n’ont jamais fait de mal à personne. Et des gens, qui arrivent de l’extérieur, débarquent en disant : « Votre vie d’avant ne nous plaît pas. On va vous obliger d’en changer ! » Le pire, c’est que bien souvent, les petites communes se retrouvent face à des emmerdeurs qui vont jusqu’au bout, des procéduriers qui ont les moyens. C’est le pot de terre contre le pot de fer », dit-il.

Quel effet le message du maire de Gajac aura-t-il? Nul ne peut le prédire, mais l’homme reçoit de nombreux échos, tous positifs :

« Les gens de la ville doivent comprendre qu’on ne maîtrise pas le chant du coq en appuyant sur un bouton, comme sur une chaîne stéréo ». Il n’a pas tort.

Plusieurs politiciens des localités environnantes soutiennent le maire.  De plus, un député a affirmé vouloir « déposer une proposition de loi en ce sens sous forme de résolution d’ici à une dizaine de jours ».

Les élus engagés dans la démarche pourront s’appuyer sur la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, dont l’article 11 mentionne qu’il « appartient à chaque État de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel présent sur son territoire ».

Que pensez-vous de ce coup de gueule de ce maire? Partagez-vous son opinion ou non?

Voici une entrevue que le maire a accordée à Europe 1. Il y mentionne beaucoup d'incohérences et d'excès.

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Source: actu.fr
Crédit Photo: Adobe Stock