Trucs et Astuces : Une centaine de maisons de Sainte-Marie de Beauce seront transformées en espaces verts, suite aux inondations

Une centaine de maisons de Sainte-Marie de Beauce seront transformées en espaces verts, suite aux inondations

De nombreux proprios sont en attente de l'aide financière promise pour déménager.

Publié le par Les Maisons dans Trucs et Astuces
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Dans un avenir pas si lointain, on pourra se balader près de la rivière Chaudière, au coeur d’un espace vert qui était autrefois la rue Saint-Patrice, à Sainte-Marie, en Beauce.

Ce sera pareil dans plusieurs rues du Québec, qui deviendront inhabitées après l’annonce du gouvernement Legault d'interdire la reconstruction et la construction en zones inondables.

Selon le député de la CAQ dans Beauce-Nord, Luc Provençal, cette décision aura des répercussions majeures pour Sainte-Marie.

Monsieur Provençal pense qu’entre 75 et 100 maisons lourdement endommagées par l’eau et la glace lors des crues printanières soient rasées et remplacées par des espaces verts. 

La Ville de Sainte-Marie a déjà prévenu la majorité des propriétaires visées par ces démolitions, devenues inévitables en raison des inondations survenant presque annuellement.

Luc Provençal espère un traitement accéléré des demandes de dédommagements de sinistrés. Notons que la plupart souhaitaient déjà déménager.

« On a à peu près une cinquantaine d’appels chaque jour et il y a une forme d’exaspération de la part des [sinistrés] pour le délai de réponse. Et ce, partout. Au niveau du Québec. Je parle de Sainte-Marie, parce que je suis chez moi, dans mon comté, mais il est important que ces gens-là aient des réponses pour passer un été un petit peu plus tranquille », a confié le député.

« C’est sûr qu’au niveau de la Sécurité civile, c’est un grand volume de demandes à être traitées. Malgré tout, les gens ont été très patients, mais là, ils veulent avoir la certification qu’ils peuvent démolir leur maison, mais aussi ils veulent être sûrs d’avoir le chèque qui va suivre », a-t-il ajouté.

Mais le processus demande tout de même de la patience. Marc Fortin, un des sinistrés du printemps dernier, voit sa patience mise à rude épreuve. Sa maison de la rue Saint-Patrice est inhabitable depuis deux mois. Il est d’accord avec la décision du gouvernement et il veut seulement partir. Cependant, il n’a toujours pas les fonds pour le faire.

« C’est décourageant, ça fait deux mois qu’on est dans la rue. On n’a pas le droit de rester dans la maison

C’est déjà confirmé par la Ville que la maison sera démolie, mais on n’a pas une cenne encore du gouvernement. Donc, on ne peut pas se revirer de bord tant qu’on n’a pas d’argent », a-t-il confié.

Lydia Laverdière, elle doit composer avec le fait qu'elle était locataire dans une maison de la rue Saint-Patrice.

« Les propriétaires sont quand même cool. Ils nous ont trouvé une autre maison dans la zone non inondable, mais c’est quand même 400 $ de plus de loyer par mois, puis un déménagement à la course avec six enfants. On est brûlé déjà, ça ne nous tente pas vraiment. Mais on n’a pas le choix », a-t-elle expliqué.

Pour le moment, la Ville de Ste-Marie a octroyé 11 permis de démolition et les autres dossiers sont en attente d'une approbation par la Sécurité publique.

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