
À Roberval, une propriété de 1945 avec vue sur le Lac-Saint-Jean, accès au lac et terrain de 29 418 pi², offerte à 365 000 $.
Elle se tient là depuis huit décennies, tournée vers l'immensité bleue du Lac-Saint-Jean, comme une vigie tranquille que ni le temps ni les saisons n'ont réussi à distraire de son horizon.
Il y a des maisons qui portent en elles la mémoire d'un lieu. Celle-ci, érigée en 1945 sur le boulevard de l'Anse à Roberval, est de celles-là. Quinze pièces réparties sur un étage et demi, trois chambres, un terrain paysager de près de 29 418 pi² qui descend doucement vers le lac… et un prix — 365 000 $ — qui donne le vertige quand on songe à tout ce que l'eau, la lumière et l'espace offrent ici sans compter !
![Vue sur le Lac-Saint-Jean depuis la propriété]()
On l'aperçoit depuis le boulevard, posée en retrait, discrète malgré sa stature. La façade conserve ce cachet d'antan qui distingue les constructions d'après-guerre au Saguenay–Lac-Saint-Jean : des lignes franches, une solidité rassurante, une allure qui ne cherche pas à impressionner mais qui s'impose tout de même. Le bâtiment isolé se dresse seul sur son vaste terrain, sans mitoyenneté, sans vis-à-vis — souverain.
L'allée mène au garage, puis le regard se détourne inévitablement vers la droite, vers le lac. Car c'est lui, le véritable protagoniste de cette adresse. Le Lac-Saint-Jean, immense, presque maritime, dont la surface change d'humeur à chaque heure du jour. Au matin, il est miroir. En fin d'après-midi, il se teinte de cuivre et d'ambre. Le soir, il murmure.
On pousse la porte. L'intérieur se déploie avec une générosité qu'on ne soupçonnait pas depuis l'extérieur. Quinze pièces, c'est un labyrinthe domestique où chaque recoin semble avoir été pensé pour un usage précis — lire, cuisiner, recevoir, se lover dans un fauteuil face à la fenêtre.
L'aire de vie principale capte la lumière qui se faufile par les ouvertures orientées vers le lac. On imagine aisément les matins d'hiver, quand le soleil bas rase la surface gelée et vient baigner les murs d'une clarté dorée, presque irréelle. Les plafonds, les moulures, les détails d'époque rappellent que cette maison a traversé les décennies avec une certaine grâce. Une partie de son cachet d'origine a été préservée — un choix qui donne à l'ensemble une âme que les constructions neuves peinent à reproduire.
La cuisine s'inscrit dans cette continuité chaleureuse. On y devine les soupers qui mijotent, les conserves d'automne, les tartes aux bleuets du Lac-Saint-Jean posées sur le comptoir à refroidir. C'est une pièce de travail autant qu'un lieu de rassemblement, comme le veut la tradition des maisons québécoises de cette époque.
Les trois chambres offrent le repos qu'on vient chercher ici. Sombre, calme, enveloppant. L'étage et demi permet une distribution intelligente des espaces : les pièces de nuit se tiennent à l'écart du tumulte quotidien, protégées par l'épaisseur des murs et la hauteur des plafonds. La salle de bain complète et les deux salles d'eau assurent un confort fonctionnel pour une maisonnée ou pour des visiteurs — car la propriété détient un permis Airbnb en vigueur, ce qui ouvre la porte à un projet d'accueil touristique dans l'une des régions les plus prisées du Québec.
Les pièces secondaires — et elles sont nombreuses dans cette demeure de quinze pièces — se prêtent à tous les scénarios. Bureau avec vue sur le jardin. Salle de jeux pour les enfants. Atelier d'artiste baigné de lumière nordique. Bibliothèque où s'attarder les jours de pluie, un café à la main, pendant que l'averse tambourine sur le toit.
![Terrain paysager avec arbres fruitiers]()
Mais c'est peut-être dehors que la magie opère le plus intensément. Le terrain de 29 418 pi² est un monde en soi. Paysager avec soin, il accueille des arbres fruitiers dont les branches ploient sous les récoltes en saison. À l'arrière, une haie mature d'environ vingt pieds forme un écran végétal naturel, dense et généreux, qui assure une intimité remarquable. On se croirait à la campagne, protégé du regard, enveloppé par la verdure… et pourtant, on est à Roberval, à quelques minutes de tous les services.
Le garage complète l'ensemble avec pragmatisme. Parce qu'au Lac-Saint-Jean, l'hiver est long, beau et exigeant — et un abri pour la voiture n'est pas un luxe, c'est une nécessité.
Et puis il y a le lac. L'accès au Lac-Saint-Jean, directement depuis la propriété, transforme chaque journée d'été en vacances perpétuelles. Baignade au crépuscule, kayak à l'aube, pêche en fin de journée quand la surface de l'eau se calme et que les dorés commencent à mordre… On ne se lasse pas d'un lac qui fait cent kilomètres de tour.
Roberval est une ville attachante, vivante, fière de son identité jeannoise. On y trouve la célèbre Traversée internationale du lac Saint-Jean, des festivals, des marchés publics, une communauté tissée serrée. Le Saguenay–Lac-Saint-Jean tout entier s'offre comme terrain de jeu : le parc national de la Pointe-Taillon pour le vélo et la plage, Val-Jalbert et son village fantôme spectaculaire, le zoo sauvage de Saint-Félicien, les pistes de ski de fond qui sillonnent la région dès les premières neiges. Montréal se trouve à environ 350 kilomètres au sud — une distance qui garantit le dépaysement tout en restant accessible pour un week-end prolongé.
Il y a, dans cette propriété, quelque chose qui résiste au temps. La solidité des murs de 1945, la patience des arbres fruitiers, la constance du lac qui revient chaque printemps après la débâcle. C'est une maison qui invite à ralentir, à s'enraciner, à regarder l'horizon sans se presser d'aller ailleurs.
Cette charmante propriété située à Roberval est à vendre pour 365 000 $.








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