
Une bien fascinante maison mariant tradition et modernité
À première vue, cette maison paraît un peu énigmatique avec sa façade noire qui fait contrepoids aux demeures en brique rouge sur la rue. On devine bien qu'elle a vu passer plus d'un siècle. Et si sa silhouette évoque une architecture d’un autre temps, l’intérieur affiche pour sa part l'audace particulière des propriétés anciennes revisitées avec un regard actuel.
Construite en 1880 selon les données inscrites à l’évaluation foncière, cette habitation située sur la rue Saint-Christophe est un bel exemple des maisons en rangée à Montréal à la fin du 19e siècle.
Elle présente plusieurs caractéristiques associées au style Second Empire en vogue dans le secteur durant cette période. Parmi les particularités propres à cette architecture, on note le toit mansardé percé de lucarnes aux frontons finement ouvragés, la façade étroite et verticale et la maçonnerie de brique.
Ce type d’habitat est emblématique du développement urbain à Montréal. À la fin des années 1800, la métropole a connu une importante croissance démographique et industrielle. Des quartiers entiers se sont développés autour du centre-ville afin de loger une population ouvrière et une classe moyenne en expansion. Situées dans un secteur central en pleine densification, les artères comme la rue Saint-Christophe racontent bien la fièvre bâtisseuse d’une ville en pleine mutation.
Aujourd’hui, le 1597, rue Saint-Christophe témoigne d'un tout autre élan architectural, celui d'un lieu dans lequel se rencontrent cachet d'époque et présence contemporaine. D'importants travaux de rénovation ont été effectué en 2020 et ont transformé cette propriété mise en vente par Devon Jolander et Saguy Elbaz de Sotheby’s International Realty Québec en maison qui a un tempérament bien à elle.

À l’intérieur, le passé n’a pas été effacé, il a plutôt été mis en scène autrement. On retrouve encore des éléments d'origine dont des poutres, des moulures et de la brique, qui pour la plupart ont été peints en blanc afin de leur donner une allure intemporelle.
Finies les cloisons au rez-de-chaussée. En retirant les murs entre les pièces, on est passé d’un espace compartimenté à une aire de vie plus actuelle et résolument conviviale.
Et partout sur l’ensemble du rez-de-chaussée, le plancher est recouvert de larges tuiles dont les fines veinures rappellent le marbre. Ce couvre-sol agit comme un chic fil conducteur entre les aires communes, leur donnant le look soigné d'une galerie d'art.

En ouvrant la porte, on découvre un immense salon double composé d’une salle de billard et d’une section télé cosy: deux atmosphères distinctes mises en évidence par deux murs accents bien différents.
D’un côté, on a opté pour un papier peint aux motifs végétaux, denses, répétitifs et presque hypnotiques. Celui-ci confère du rythme et un certain mouvement à l'espace. De l'autre côté, le revêtement mural strié contraste avec ses lignes verticales. Son fini évoquant le bois apporte à cette portion du salon une chaleur naturelle et une sensation d'intimité feutrée.



Plus loin, la salle à manger se dresse sous un plafond légèrement incliné qui est ponctué de puits de lumière. À ces ouvertures procurant à l'espace une clarté variant au gré des heures s’ajoutent une petite fenêtre ainsi qu’une porte patio s'ouvrant sur le balcon arrière.
On y retrouve aussi un foyer au bois niché dans un manteau aux lignes classiques. Et ce foyer ne se contente pas de réchauffer la pièce, il la rend plus accueillante!


La salle à manger voisine la cuisine qui trône un peu plus haut par rapport aux autres aires de vie du rez-de-chaussée. Ce léger dénivelé crée une séparation naturelle et fait de la cuisine un espace presque mis en scène.
Son aménagement linéaire n'est pas sans rappeler la configuration léchée d'un laboratoire. Ce tracé rectiligne accentue la sensation que l'espace a été pensé au millimètre près.
La cuisine est équipée de nombreuses armoires aux lignes épurées assorties à un dosseret au fini lustré. Dans cette pièce où la blancheur prédomine, seuls le comptoir foncé, la porte noire de la salle de bain ainsi que la brique exposée sur l’un des murs viennent trancher avec cet univers immaculé.


L'esthétique minimaliste façon galerie d'art se retrouve jusque dans la salle de bain du rez-de-chaussée.
Ici aussi, le blanc s'impose et peu de détails viennent détourner l'attention. À la grande douche vitrée s'ajoute un petit meuble vanité aux tons naturels qui semble diviser l'espace en deux. Cette salle de bain se double d’une salle de lavage accompagnée d’armoires pour le rangement des essentiels du quotidien.

Pour accéder à l’étage, on emprunte l’escalier logé devant la porte d’entrée.
Il a conservé son cachet d'antan et quelques coups de pinceau ont suffit pour lui donner une présence plus moderne et un caractère plus audacieux. La peinture noire met en valeur l’architecture d’origine en soulignant lignes, contremarches et balustres.

L'étage abrite trois chambres à coucher modernisées avec une sobriété qui sied bien à des pièces vouées au repos. Pas de détails inutiles: on a privilégié un aménagement épuré et une déco inspirée des standards hôteliers contemporains. La combinaison du blanc et du gris charbon crée juste ce qu'il faut de contraste tout en demeurant intemporel, faisant de ces chambres des pièces faciles à meubler et à faire évoluer.



Une seconde salle de bain accompagne les chambres sur ce niveau.
La douche vitrée à l'italienne occupe un pan de mur entier et repose directement sur le carrelage gris au sol. Tout autour, le revêtement mural en céramique noire confère à la pièce une aura enveloppante, un look chic et une ambiance presque dramatique.

Le sous-sol offre davantage d’espace et de possibilités.
On y découvre tout d’abord une salle familiale pourvue d’un foyer au bois encastré dans un élégant manteau revêtu de pierre taillée jusqu'au plafond. Sur les murs, on devine la maçonnerie d'antan désormais peinte en blanc afin d'en faire une relecture plus contemporaine.
La pièce utilisée à titre de salle d'entraînement se prête à bien d'autres usages et on imagine bien un coin télé cozy, un espace lounge pour discuter entre amis ou même un refuge pour s'évader entre les pages d'un bon roman.

Deux chambres additionnelles ont été aménagées sur ce niveau. Elles affichent elles aussi une esthétique minimaliste, à la différence qu’ici, on a opté pour un plancher flottant effet bois en guise de couvre-sol. Celui-ci ajoute un soupçon de chaleur naturelle et une douceur plus organique au décor.
Finalement, une troisième salle de bain s'ajoute à la configuration de ce sous-sol. Cette pièce pourvue d'une douche arrondie et d'une petite vanité accompagnée d'un miroir rond adopte un style différent des autres. On y a ajouté une touche plus texturée en recouvrant les murs d'une imitation de panneaux de bois vieilli évoquant l'esprit rustique chic d'un chalet et la personnalité nostalgique d'un vieux cottage bord de mer.



Cette maison en rangée repose sur un terrain d’une superficie de 1 621 pieds carrés. À l’arrière, cette propriété réserve une belle surprise: une intimité qu’on ne soupçonne pas depuis la rue. La cour est dotée d'un terrasse agrémentée de lierre qui grimpe le long d’un mur de brique. Plus loin, un arbre se penche au-dessus d'un spa dérobé à la vue des passants grâce à la clôture en bois.
En prime, une seconde terrasse est perchée sur une portion de toit du rez-de-chaussée. Cette deuxième aire extérieure entourée de murets d'intimité est suffisamment spacieuse pour accueillir plusieurs personnes le temps d’un repas ou d’un apéro.


Cette propriété bénéficie d'une localisation de choix près de nombreux attraits et à proximité du centre-ville de Montréal. L’annonce indique par ailleurs que la résidence génère actuellement d’excellents revenus grâce à la location meublée au mois.
Le 1597, rue Saint-Christophe est à vendre pour 1 350 000 $.
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