
Un vaste terrain boisé traversé par un cours d'eau pour tout réinventer en Gaspésie
Pour 88 000 $, un terrain de plus de 128 000 pi² bordé de forêt et d'un ruisseau offre un potentiel de construction remarquable à quelques minutes du centre-ville.
Ici, ce n'est pas une maison qu'on achète. C'est un territoire, un souffle, une page blanche posée entre les arbres et le murmure d'un cours d'eau.
Il y a des propriétés qui se vendent pour leurs murs, leurs planchers vernis, leurs cuisines rutilantes. Celle-ci se vend pour tout ce qu'elle permet d'imaginer. À Gaspé, sur le boulevard de York Ouest, un terrain boisé de plus de 128 000 pi² attend patiemment celui ou celle qui osera y dessiner un projet à sa mesure, le tout pour un prix qui donne le vertige : 88 000 $. Voilà une occasion qui ne se présente pas souvent au bout de la péninsule!

On arrive par le boulevard de York Ouest, à peine huit minutes du cœur de Gaspé. La route est familière, bordée de ce paysage gaspésien qui ne ment jamais : épinettes denses, ciel immense, horizon qui recule sans cesse. Puis on bifurque, et le terrain se dévoile. Vaste. Profond. Enveloppé de forêt de toutes parts.

La première impression est celle de l'intimité. Aucun voisin à l'arrière. Seulement la nature, ses bruits familiers, le vent dans les cimes et, quelque part en contrebas, le filet d'eau qui traverse la propriété comme un fil conducteur. On se croirait à des lieues de tout, alors qu'on est à quelques tours de roue des commerces et des services.
Une petite résidence de plain-pied se tient encore sur le lot, construite en 1930. Elle a traversé presque un siècle, témoin discret d'une époque où l'on bâtissait simplement, avec ce qu'on avait sous la main. Ses 620 pi² habitables abritent quatre pièces : un salon, une chambre, une salle de bain et les espaces de vie essentiels.

Mais il faut être honnête. Cette maison a donné tout ce qu'elle pouvait donner. Elle est destinée à être démolie, et c'est justement là que réside la beauté de cette offre. On n'achète pas un bâtiment fatigué ; on acquiert le droit de repartir de zéro sur un emplacement extraordinaire.

Entrons tout de même, par curiosité, par respect pour ce qui fut. Le salon, modeste, laisse entrer la lumière par des fenêtres qui cadrent la verdure environnante. Les murs racontent leur âge sans fausse pudeur. Il y a quelque chose de touchant dans ces pièces qui ont vu passer des générations de Gaspésiens.

La chambre unique, petite et fonctionnelle, donne sur l'arrière de la propriété. On y devine, à travers la fenêtre, l'épaisseur du couvert forestier qui protège les lieux comme un rempart naturel.

La salle de bain, simple et sans prétention, complète ce portrait d'une habitation d'un autre temps. Tout ici murmure la même chose : ce qui compte, ce n'est pas ce qui est, c'est ce qui sera.


Mais sortons. C'est dehors que bat le véritable cœur de cette propriété.
Le terrain, d'une superficie de 128 151 pi², est un monde en soi. Boisé, vallonné par endroits, traversé par un cours d'eau qui ajoute une dimension sonore et vivante à l'ensemble. On ferme les yeux et on entend l'eau glisser sur les pierres, les oiseaux dans les branches, le craquement d'une branche sous le pas d'un chevreuil. C'est la Gaspésie dans ce qu'elle a de plus généreux.

L'absence totale de voisinage à l'arrière confère à cet espace une qualité rare : le silence vrai, celui qu'on ne trouve plus guère, même à la campagne. Pas de clôture nécessaire. La forêt fait le travail, dense, généreuse, inviolable.

Deux places de stationnement sont déjà aménagées, un détail pratique qui rappelle que le terrain, malgré son caractère sauvage, est bien desservi et accessible.

On imagine aisément ce que pourrait devenir cet endroit. Une maison contemporaine aux grandes baies vitrées tournées vers la forêt. Un chalet quatre saisons pour fuir le tumulte. Un projet d'hébergement touristique, pourquoi pas, dans une région qui attire chaque année des milliers de visiteurs en quête de grands espaces et de bout du monde.

Le zonage résidentiel ouvre la porte à la construction d'une nouvelle résidence, sous réserve, bien entendu, des réglementations municipales en vigueur. Mais la toile est là, immense, prête à recevoir le premier coup de pinceau.

Gaspé, faut-il le rappeler, c'est le bout glorieux de la route 132, là où la terre rencontre le golfe du Saint-Laurent dans un fracas de falaises et de lumière. Le parc national Forillon est à portée de main, avec ses sentiers de randonnée qui plongent vers la mer, ses colonies de fous de Bassan et ses couchers de soleil qui n'en finissent plus de rougir l'horizon.

Le centre-ville de Gaspé, à huit minutes à peine, offre tous les services essentiels : épiceries, écoles, centre hospitalier, restaurants. On y trouve aussi le Musée de la Gaspésie et le lieu historique national de la Croix-de-Gaspé, ancrages culturels d'une région fière de ses racines. La mer, les montagnes, la rivière York toute proche : le cadre de vie ici n'a rien à envier aux cartes postales.

À environ 770 km à l'est de Montréal, Gaspé ne se rejoint pas sur un coup de tête. On y vient par choix, par amour du territoire, par désir de vivre autrement. Et c'est précisément ce qui rend cet endroit si précieux : il attire ceux qui cherchent l'essentiel.

Un terrain de près de trois acres. Un cours d'eau. La forêt à perte de vue. Le silence. Et tout cela pour un prix qui laisse amplement de marge pour rêver grand et bâtir solide. Cette remarquable propriété située à Gaspé est à vendre pour 88 000 $.
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Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.