
Avez-vous trouvé un logement abordable pour votre déménagement le 1er juillet?
Concrètement, plus de 2 200 logements avec un loyer entre 500 $ et 999 $ par mois ont disparu du marché locatif entre 2019 et 2023.
Au Québec, de plus en plus de locataires se retrouvent contraints de quitter leur logement en raison d'une reprise, et ce même si les expulsions ont ralenti depuis que la province a mis en place un moratoire selon ce que rapporte le site 24 heures.

Face à cette situation, le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) demande qu'on élargisse le moratoire pour qu'il protège aussi les locataires contre les reprises de logement.
Une étude publiée lundi, menée par le Collectif de recherche et d'action sur l'habitat (CRACH), montre que les propriétaires ont demandé de récupérer leur logement en nombre record au Québec entre 2021 et 2026.

Mais c'est quoi exactement une reprise de logement?
C'est quand un propriétaire décide de mettre fin au bail de son locataire pour aller y habiter lui-même, ou pour y installer un membre de sa famille. C'est un droit que la loi lui reconnaît.
Le hic, c'est que si la loi adoptée récemment a réussi à faire baisser les expulsions classiques, elle n'a rien changé pour les reprises comme le rapporte le site 24 heures.
Résultat : celles-ci ont explosé, puisqu'elles échappent complètement au moratoire.

Des chiffres qui font réfléchir!
Le rapport d'une quarantaine de pages révèle que le nombre de demandes de reprise a plus que triplé en dix ans : on est passé de 898 demandes en 2013-2014 à 3 126 en 2024-2025.
Et dans près de deux cas sur trois (66 %), le Tribunal administratif du logement (TAL) a donné raison au propriétaire.
À noter que ces chiffres ne concernent que les cas où le locataire a refusé la demande et que ça s'est retrouvé devant le tribunal.
Autrement dit, la réalité est probablement encore plus grande.
Concrètement, plus de 2 200 logements avec un loyer entre 500 $ et 999 $ par mois ont disparu du marché locatif entre 2019 et 2023. C’est incroyable!
Ce sont donc des logements abordables, souvent occupés par des gens installés depuis longtemps dans leur quartier, qui se retrouvent hors de portée.
Renaud Goyer, chercheur au CRACH, ne mâche pas ses mots : selon lui, le système favorise les propriétaires au détriment des locataires, et ce n'est pas un hasard si ce sont les gens les moins bien lotis qui se font le plus souvent montrer la porte.
Le RCLALQ juge que le moratoire actuel laisse passer trop de monde à travers les mailles du filet, et presse la ministre de l'Habitation, Karine Boivin-Roy, d'agir maintenant, sans attendre le rapport gouvernemental prévu seulement en février 2027.
Faites-vous face à une situation similaire concernant votre loyer?

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À propos de l'auteur
Rédactrice
Bachelière en musique, Martine enseigne la musique et compose des pièces musicales pendant ses temps libres. Passionnée d’architecture et d’aménagement intérieur, elle suit de très près le marché immobilier du Québec pour vous présenter de magnifiques propriétés à vendre.
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