Ils quittent Montréal pour pouvoir devenir propriétaires

C'est à Québec qu'ils ont pu acheter une propriété.

Les Maisons

Alors que le prix des propriétés à Montréal est devenu inaccessible pour de nombreux ménages, de nombreux Montréalais ont décidé de quitter la métropole pour Québec afin de pouvoir enfin acheter une maison, rapporte le Journal de Montréal

« On est vraiment heureux d’avoir trouvé notre maison, mais c’est sûr qu’on a fait des sacrifices financiers, car on est à la limite de notre budget, et qu’on a fait la concession de quitter Montréal et partir vivre à Québec », résume Ashley Kennedy en entrevue au Journal de Montréal. 

Elle et son conjoint avaient tenté d'acheter dans le Grand Montréal en 2021, sans succès. 

« En janvier 2021, on a fait une offre sur une maison à Varennes à 495 000 $ face à 16 compétiteurs. Elle s’est finalement vendue à 560 000 $. Alors, on a commencé à regarder à Québec, parce que mon conjoint a de la famille là-bas », ajoute-t-elle.

Cela n'aura pris que quatre visites dans la Capitale-Nationale pour trouver LA maison, un jumelé construit dans les années 1980. 

« On a hâte d’emménager chez nous, enfin. Maintenant, on sait que l’on ne va sûrement pas voyager pendant cinq ans et se refuser des sorties ou des dîners au restaurant », dit-elle au sujet de la maison de 451 500 $. 

D'autres commencent toutefois à désespérer de pouvoir un jour devenir propriétaires. 

« Plus le temps avance et moins il y a de choix [de maisons] sur le marché, on a l’impression qu’on doit se forcer à prendre ce qu’il y a, même si ça ne correspond pas à ce qu’on veut », explique Amanda Desjardins, au Journal de Montréal. Elle aimerait s'établir dans l'ouest de la Montérégie, mais réaliser son souhait est plus difficile que prévu. 

« Notre rêve, c’était de pouvoir s’acheter un duplex à Brossard pour que mon fils de 8 ans puisse garder ses amis et aller à la même école, mais là, oublie ça. Même si on faisait toutes les concessions possibles, on ne pourrait pas acheter de quoi ici en ce moment », se désole-t-elle. 

« On a peur de se lancer, mais il va falloir qu’on se lance, même s’il faut faire des compromis sur la taille, le prix et l’envergure des rénovations », ajoute-t-elle.