Le gouvernement fédéral veut obliger les propriétaires de logements à révéler leurs anciens prix

Le premier ministre a envoyé un message fort à la population

Maxime Albors
Maxime Albors
Publié il y a 16 jours
Le gouvernement fédéral veut obliger les propriétaires de logements à révéler leurs anciens prix
Capture d'écran vidéo Facebook

Justin Trudeau veut rendre la location plus équitable et il s'est adressé aux Canadiens pour leur dire qu'ils n'allaient pas les laisser tomber dans cette période difficile.

Dans une vidéo publiée sur Facebook, le premier ministre a envoyé un message fort à la population. « Si vous êtes locataire en ce moment, j’ai des nouvelles pour vous », lance-t-il au début de sa vidéo. « Le prochain budget fédéral va rendre la location plus équitable », assure-t-il.

« Vous allez pouvoir connaître ce que les locataires précédents payaient en loyer pour pouvoir négocier un bon loyer pour vous-mêmes », a-t-il indiqué

« On va travailler avec les banques pour s'assurer que ce que vous payez à chaque mois en loyer compte pour votre cote de crédit. C'est juste pas juste que quelqu'un qui paye 2000 $ par mois en hypothèque soit reconnu pour ça mais quelqu'un qui paye 2000 $ en loyer, ça compte pas vers leur cote de crédit. Ça va vous aider à éventuellement qualifier pour votre propre hypothèque et avoir votre propre logement », affirme Justin Trudeau.

« Et on va donner de nouveaux droits aux locataires et offrir plus de protection pour que vous soyez pas seuls à affronter des mauvais propriétaires, des rénovictions ou des hausses de loyer », souligne le premier ministre.

« Ces changements vont rendre la location plus équitable et vont donner aux locataires le coup de pouce nécessaire pour qu'ils puissent éventuellement acheter leur propre logement. Ça fait partie de notre prochain budget qui va rendre le marché du logement plus équitable pour toutes les générations », a-t-il indiqué à la fin de sa vidéo.

Les propos de Justin Trudeau ont suscité la colère du gouvernement du Québec, indique le Journal de Montréal.

«Il n'est pas question de tolérer ce nouvel envahissement des champs de compétence du Québec [...]. Si le gouvernement fédéral veut vraiment contribuer [...], qu'il réduise l'immigration temporaire, qu'il réduise le nombre de demandeurs d'asile en ce moment », s'est emporté Jean-François Roberge, ministre québécois des Relations canadiennes.