Le loyer moyen atteint une hausse jamais vue depuis plus de 30 ans à Québec

C'est de plus en plus cher !

Les Maisons
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Publié il y a 1 mois
Le loyer moyen atteint une hausse jamais vue depuis plus de 30 ans à Québec
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À Québec, le loyer moyen est pour la première fois au-dessus de la barre des 1 000 $, rapporte TVA Nouvelles

Cette information de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec, est très symbolique, estime le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).

« C’est un gros symbole. C’était déjà le cas à Montréal et Gatineau. C’est un symbole de l’inabordabilité croissante du coût du logement à Québec. Ce n’est pas rien », explique Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU, en entrevue avec TVA Nouevlles. 

Ainsi, la crise du logement s'en trouve exacerbée alors que les locataires qui se voient dans l'impossibilité de renouveler leur bail devront payer plus cher pour un autre appartement. Pour un 1 et demi, le loyer moyen est de 911 $.

Mais ce n'est pas tout. La hausse moyenne du loyer à Québec est de 5,8 %, soit la plus importante depuis au moins 30 ans. Et depuis environ deux décennies, le loyer moyen est près du double dorénavant à Québec

Autre signe inquiétant : le taux d'inoccupation continue de baisser et est maintenant de 0,9 %. En 2022, il était plutôt de 1,5 %. C'est le taux le plus bas en quinze ans et ce chiffre baisse à 0,7 % en Basse-Ville. Mais pour les loyers au-dessus de 1 100 $ le taux d'inoccupation remonte légèrement. 

Plusieurs ménages en pâtissent. C'est notamment le cas pour les familles avec plusieurs enfants. Le taux d'inoccupation pour un logement qui compte trois chambres est de... 0,1 % en Basse-Ville, soit quasi-nul. Ainsi, la demande dépasse largement l'offre et le FRAPRU estime que la crise du logement est « catastrophique » dans la Capitale-Nationale.

« La situation est très serrée pour les gens qui habitent en basse-ville. À Sainte-Foy, la situation est aussi plus tendue. Il y a des mises en chantiers, mais ce sont des logements qui sont complètement inabordables pour une partie importante des ménages. Les dépenses non compressibles comme se loger, se nourrir et se déplacer atteignent leur limite », poursuit Mme Laflamme.