Les jeunes Québécois forcés de rester locataires sans pouvoir acheter une propriété

Rien n'est fait pour les aider.

Les Maisons

De plus en plus de jeunes Québécois voient leur rêve de devenir propriétaire partir en fumée, rapporte le Journal de Montréal

Ainsi, seulement 34,3 % des jeunes âgés entés 25 et 29 ans étaient propriétaires en 2021 alors que, dix ans plus tôt, ils étaient 38,5 %, d'après Statistique Canada. 

« Chaque jour, le rêve de la maison s’éloigne », déplore Nacer Bouhireb, en entrevue au Journal de Montréal. Celui qui a deux enfants touche toutefois un bon salaire. Il en est de même pour sa conjointe qui travaille comme infirmière. Les deux souhaitent simplement avoir accès à une maison unifamiliale. 

Mais l'explosion des prix en immobilier depuis quelques années freine bien des Québécois à l'accès à la propriété, spécialement les premiers acheteurs. 

« Quand le prix des logements augmente beaucoup, les premiers acheteurs voient le pas à faire pour devenir propriétaire de plus en plus grand », ajoute de son côté Jean-Philippe Meloche, professeur à l’Université de Montréal, en entrevue au Journal de Montréal. 

Selon le professeur, ceux qui possèdent déjà une propriété voient cette dernière prendre de la valeur. Ainsi, même s'ils souhaitent déménager dans une propriété plus chère, ils ont déjà un avoir qui a pris de la valeur. 

Toutefois, les locataires doivent constamment économiser plus afin de réunir la mise de fonds nécessaire pour l'achat d'une première propriété. 

« Le nombre de mois nécessaire pour accumuler l’épargne pour une mise de fonds est passé de 40 à 69 mois », confirme Matthieu Arseneau, économiste en chef adjoint chez Banque Nationale, au Journal de Montréal.