Les taxes des Montréalais pourraient augmenter considérablement très bientôt.

Mauvaise nouvelle pour les citoyens de Montréal

Les Maisons
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Publié il y a 2 mois
Les taxes des Montréalais pourraient augmenter considérablement très bientôt.
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Alors que plusieurs arrondissements de la Ville de Montréal ont voté au cours des derniers jours des hausses de taxes locales, tout porte à croire que les taxes foncières de Montréalais pourraient augmenter considérablement l'an prochain.

Bien que les taxes locales ne représentent qu'une petite partie de la facture finale qui est remise aux propriétaires de la Ville de Montréal, les hausses locales qui ont été votées au cours des derniers jours sont un bon indicateur de l'impact de l'inflation sur les finances municipales.

Comme l'a indiqué la mairesse de l'arrondissement Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, l'augmentation de 10,4 % «représente une hausse de 33 $» pour la maison unifamiliale moyenne, tandis que la mairesse Valérie Plante a tenu à justifier cette hausse des taxes locales en expliquant que l'arrondissement qu'elle représente, Ville-Marie, subira aussi le même sort: «La taxe locale a été indexée de 5 %. C’est important pour moi de mentionner qu’à Ville-Marie, on détient le taux de taxe locale le moins élevé des arrondissements de Montréal, et ce, malgré l’ensemble des responsabilités que l’on a. »

Pierre Lessard-Blais, maire de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, a aussi tenu des propos allant dans le même sens: «On est très rigoureux sur ce qu’on peut faire avec les sommes qu’on a. [...] On se fait régulièrement dire qu’on taxe trop, mais qu’il n’y a pas assez [de services]. L’argent, il ne s’invente pas. Si on veut davantage de ressources sur le terrain, il faut davantage de ressources financières.»

L'attachée de presse du cabinet de Valérie Plante, Béatrice Saulnier, a précisé pour sa part que les arrondissements faisaient tout en leur possible alors qu'il y a présentement «un contexte économique difficile qui affecte aussi leurs finances».

L'attachée de presse a ajouté: «Les arrondissements déterminent eux-mêmes leurs taxes locales, qui représentent, en moyenne, une augmentation de moins de 1 % de la taxe générale. Néanmoins, ces hausses témoignent de la nécessité de continuer de trouver des solutions pour diversifier les revenus et de poursuivre les échanges dans la foulée du sommet sur la fiscalité. »

Le porte-parole de l'opposition officielle, Alan DeSousa, a indiqué dans une déclaration écrite que les hausses de taxes locales dans ses arrondissements n’ont pas été votées de gaieté de cœur: «La hausse de taxes locales est une décision crève-cœur pour nos arrondissements, qui doivent composer avec des transferts de la ville-centre largement insuffisants face aux besoins.»

Toujours selon ce qu'a avancé M. DeSousa dans sa déclaration, «Cette décision aurait pu être évitable si l’administration Plante avait répondu aux demandes effectuées à deux reprises par les maire(sse)s d’Ensemble Montréal pour un meilleur financement des arrondissements».

Le maire d'Anjou, Luis Miranda, a admis en entrevue à La Presse qu'il était impossible de ne pas hausser significativement les taxes locales. Selon M. Miranda, l'augmentation de 15,3% (la plus importante parmi les arrondissements de la métropole) s'explique en raison du manque de financement: «C’est une augmentation, c’est clair que c’est une augmentation. Ça fait longtemps qu’on est sous-financés pour la masse salariale. […] On est un des arrondissements sous-financés. On est limités dans le personnel qu’on peut avoir. »

C'est le mois prochain que la Ville de Montréal présentera son budget.

Enfin, la mairesse Valérie Plante a d'ailleurs refusé de s'avancer au sujet des changements qui pourraient toucher le portefeuille des Montréalais: «Il y a encore des choses qui doivent être attachées. Jusqu’à la dernière minute, notre administration, on regarde, on est toujours à soulever chaque pierre. [...] On est extrêmement conscient de la pression que subissent les Montréalais et Montréalaises, l’ensemble des Québécois et Québécoises face à l’inflation.»

Source: La Presse