Luc Poirier
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Luc Poirier répond franchement à la dame qui lui demande d'acheter sa maison ancestrale

L'homme d'affaires ne mâche pas ses mots face à la demande de Teresa Krakus-Cunningham.

Esad Avdic

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L'histoire a fait le tour des médias québécois cette semaine. Teresa Krakus-Cunningham, copropriétaire avec son frère Peter d'une maison datant de 1779 située au 555 montée Sabourin à Saint-Bruno-de-Montarville, a lancé un appel public à l'homme d'affaires et Dragon Luc Poirier pour qu'il achète leur propriété ancestrale et en fasse don à la municipalité. Un article paru dans le Journal de Montréal et sur le site de TVA Nouvelles a mis en lumière cette situation pour le moins particulière, où patrimoine, argent et émotions s'entremêlent.

La demeure, inscrite au Répertoire du patrimoine culturel du Québec, se retrouve enclavée entre la route 116 et l'accès aux Promenades Saint-Bruno. Le terrain environnant, d'une superficie impressionnante de 40 hectares, appartient justement à Luc Poirier ainsi qu'à ses anciens partenaires du projet Northvolt, Serge Gariépy et Alice Minying Wu. Teresa Krakus-Cunningham a grandi dans cette résidence et a vu son père, aujourd'hui décédé, y consacrer sa vie entière pour la maintenir en bon état. Elle estime que cette maison représente un morceau irremplaçable de l'histoire québécoise et que chaque fois qu'on laisse tomber un bâtiment de ce genre, c'est un fragment du passé qui disparaît.

Le problème, c'est que la famille demande 1,75 million de dollars pour la propriété, alors que l'évaluation municipale ne dépasse pas 443 900 dollars, dont seulement 170 300 dollars pour la maison elle-même. Le maire de Saint-Bruno-de-Montarville, Ludovic Grisé Farand, a indiqué que la Ville pourrait envisager un achat si le prix était revu significativement à la baisse, d'autant plus que des travaux de restauration estimés à plus de 800 000 dollars seraient nécessaires. La spécialiste en patrimoine urbain Lucie K. Morisset soutient toutefois que la préservation d'une telle demeure pourrait rehausser la valeur de tout le voisinage.

« Luc Poirier qui est milliardaire devrait acheter la propriété, lance Teresa Krakus-Cunningham, copropriétaire avec son frère Peter du 555 montée Sabourin à Saint-Bruno-de-Montarville. Il devrait en faire cadeau à la ville comme bien historique. Ça ferait de lui un héros » indique à TVA Nouvelles l'actuelle propriétaire.

La réponse sans détour de Luc Poirier

Interrogé à la suite de l'appel de la famille Krakus-Cunningham, Luc Poirier n'a pas tourné autour du pot. Le milliardaire a déclaré à TVA Nouvelles qu'il ne serait jamais intéressé à acquérir cette propriété. Il a rappelé que lorsque la maison avait été mise en vente une première fois, au prix de 1,2 million de dollars, il avait déjà examiné le dossier sans donner suite. Selon lui, le fait que les propriétaires aient depuis augmenté leur prix de vente à 1,75 million explique aisément pourquoi personne ne se bouscule au portillon.

L'homme d'affaires a conseillé aux membres de la famille de cesser de rêver et d'accepter de vendre à un prix réaliste, suggérant que la Ville de Saint-Bruno serait probablement preneuse si le montant demandé était raisonnable, ne serait-ce que pour acheter la paix. Sa conclusion est limpide : si la maison était affichée au juste prix, elle aurait trouvé preneur depuis longtemps déjà.

Luc Poirier a également réagi sur les réseaux sociaux alors qu'il indique: «Malheureusement quand tu veux 4 fois le prix que ça vaut pour ta maison...» tout en partageant une photo de l'article dans le journal:

Sans surprise, la publication de Luc Poirier sur les réseaux sociaux a suscité de nombreuses réactions parmi ses abonnés. Voici un aperçu de certains commentaires :

  • « Monsieur Poirier a bien raison. Tu peux pas demander quatre fois la valeur municipale et ensuite blâmer les autres de ne pas acheter. »
  • « C'est quand même triste pour le patrimoine, mais on ne peut pas forcer quelqu'un à payer le prix fort juste parce qu'il est riche. »
  • « Bravo Luc pour l'honnêteté! Les gens pensent que les millionnaires doivent régler tous les problèmes. »
  • « La dame devrait négocier avec la Ville au lieu de pointer du doigt un homme d'affaires qui n'a rien à voir là-dedans. »
  • « Je comprends l'attachement sentimental, mais le marché immobilier, c'est le marché. Faut être réaliste. »

Cette affaire met en lumière un dilemme récurrent au Québec : comment préserver le patrimoine bâti lorsque les intérêts financiers des propriétaires et les capacités budgétaires des municipalités ne concordent pas. Pour l'instant, la maison du XVIIIe siècle demeure sur le marché, et rien n'indique qu'un acheteur soit sur le point de se manifester au prix demandé. La balle semble désormais dans le camp de la famille Krakus-Cunningham, qui devra décider si elle accepte de revoir ses attentes à la baisse pour offrir une seconde vie à cette propriété chargée d'histoire.

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À propos de l'auteur

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Esad Avdic

Directeur du contenu numérique

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