Un loyer à 1 700 $ est considéré comme abordable dans cet arrondissement de Montréal

La Ville de Montréal en a décidé ainsi.

Les Maisons

À quel prix considérez-vous qu'un logement est abordable ? Selon la Ville de Montréal, ce chiffre est de 1 700 $ par mois pour un appartement de trois chambres à coucher dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal, rapporte Le Devoir

La Ville a publié sa nouvelle grille des loyers maximums admissibles pour son programme de subvention de rénovation de logements, Réno logement abordable. Cette initiative vise à offrir un soutien financier aux propriétaires d'immeubles de six logements de moins de cinq étages dans leurs travaux, en vue de lutter contre l'insalubrité des logements locatifs. 

Ainsi, les propriétaires peuvent toucher jusqu'à 500 000 $ s'ils rénovent un immeuble. Ce montant est de maximum 14 000 $ par logement en travaux admissibles. Toutefois, les propriétaires doivent proposer au moins le tiers de leurs logements à un prix « abordable », dont le maximum équivaut à 95 % des loyers médias du marché dans chaque arrondissement selon la taille de l'appartement. 

La nouvelle grille propose une augmentation de 11 % du prix maximal d'un logement « abordable » de trois chambres à coucher sur Le Plateau-Mont-Royal, faisant passer son prix de 1 530 à 1 700 $ par mois. Pour un appartement de deux chambres, le prix passe de 940 $ à 1 050 $ par mois. 

Mais la hausse la plus importante est dans les arrondissements d’Ahuntsic-Cartierville et de Verdun, avec une augmentation de 21 % pour un logement de trois chambres. 

« Les loyers sur le marché privé ont beaucoup augmenté. Par contre, même si on dit que statistiquement, c’est abordable, si on se base sur la capacité de payer des gens, ça ne l’est pas vraiment », explique l’organisatrice communautaire du Comité logement Ahuntsic-Cartierville, Karina Montambeault, en entrevue au Devoir. 

« C’est sûr qu’un logement de trois chambres à coucher à 1090 dans Ahuntsic, ce n’est pas cher, si on se base sur le prix sur le marché. Mais par rapport à la capacité de payer des gens, c’est beaucoup trop cher », illustre-t-elle. 

« La logique des logements dits abordables, c’est de respecter une logique du marché, donc ça n’a rien à voir avec la capacité de payer des gens », estime de son côté Cédric Dussault, porte-parole du Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec, en entrevue au Devoir. Selon lui, le financement d'appartements qui « ne sont pas véritablement abordables » est « scandaleux », étant donné que le prix des loyers augmente plus rapidement que l'inflation et les salaires des familles. 

« Il y a de plus en plus de personnes à faible revenu qui n’auront plus d’endroit où se loger », dit-il. 

Lisez l'excellent article du Devoir sur le sujet en cliquant ci-dessous :