Un marché difficile autant pour les propriétaires que les locataires

2023 risque d'être difficile pour beaucoup de Québécois.

Les Maisons

La hausse des taux d'intérêt et le manque de nouvelles constructions risquent de rendre la situation difficile, autant pour les locataires que les propriétaires partout au Québec, rapporte Le Devoir

La pandémie a fait en sorte que de nombreux acheteurs ont finalement accédé à la propriété, avec des taux d'intérêt très bas. « Ça a vraiment “boosté” le marché immobilier », résume le directeur du service de l’analyse du marché à l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ), Charles Brant, en entrevue au Devoir.

Les prix ont explosé d'environ 20 % en moyenne en seulement quelques mois, notamment en raison de la surenchère en région, avec la hausse du télétravail.

Toutefois, en raison de l'inflation, la Banque du Canada a progressivement haussé son taux directeur, qui est maintenant de 4,25 %, soit le plus haut taux depuis 2008. La demande sur le marché immobilier a donc baissé, de même que les prix.

Le marché sera en 2023 dans « une phase transitoire vers un marché d’équilibre », estime Philippe Lecoq, président de Proprio Direct, en entrevue au Devoir. Ainsi, 2023 sera sous le signe d'un « ralentissement de la surenchère plutôt que par un ralentissement des prix ». 

Selon M. Brant, les prix resteront toutefois élevé, à l'instar des taux d'intérêt. « Les premiers acheteurs vont se retrouver encore en 2023 dans une situation où c’est difficile d’acheter », avance-t-il.

La demande pour un logement locatif « va être forte » en 2023, notamment avec un retour de l'immigration. « C’est important pour la demande locative, parce que les gens, quand ils viennent d’arriver, ils ont davantage tendance à être locataires que propriétaires », explique l’analyste Francis Cortellino, de la Société canadienne d’hypothèques et de logement, en entrevue au Devoir. Le taux d'inoccupation pourrait donc baisser dans plusieurs grandes villes du Québec.

« Maintenant, avec la hausse des prix qu’on a eue et la hausse de taux, ça vient ajouter un défi à l’accès à la propriété », explique-t-il. 

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