Un patron a offert une maison à une employée

Un rêve d’accès à la propriété qui s’est réalise!m

Les Maisons

En septembre dernier,  Jean Alexandre Manchès, PDG d’une entreprise de transports et logistique BMV de Lyon, a sillonné la quarantaine de sites qu’il recense en France et en Allemagne. Il voulait aller à « la pêches aux idées » pour marquer le 120e anniversaire de l’entreprise qu’il dirige.

« On a pris un camion pour visiter chaque site. Nous avions deux urnes, l’une pour que chacun des 1.100 salariés se projette dans 120 ans et l’autre pour qu’ils écrivent leur rêve le plus fou », a-t-il raconté.

La promesse à l’issu de cette démarche: réaliser deux voeux suite à un tirage au sort.

Manchès a raconté ceci à propos du projet qui visait à récompenser  le travail et le dévouement de ses collaborateurs: 

« On sait que chaque centime compte mais on n’a fixé aucune limite. Nous voulions montrer que les choses, qui nous semblent inatteignables, peuvent parfois se concrétiser. Le secteur des transports et logistique est essentiel dans le fonctionnement du pays. Pendant le confinement, nous avons continué d’assurer les livraisons de masques, vaccins ou produits médicaux. De l’extérieur, c’est un métier qui n’est pas sexy pourtant, il est essentiel. Je souhaite faire prendre conscience aux collaborateurs de l’importance de leur métier dont ils peuvent être fiers ».

Certains employés rêvaient de voyager de part le monde, d’offrir des repas aux Restos du cœur pendant un an, ou que la guerre s’arrête en Ukraine. Le deuxième gagnant de ce concours inusité a reçu comme désiré un voyage en famille en Turquie.

La première, Christel. âgée 58 ans avait un rêve moins nomade…

« Au début, je pensais écrire un voyage au Canada et puis je me suis ravisée. Je me suis dit "Soyons fous". Mon rêve ultime, celui qui me tenait le plus à cœur, était d’accéder à la propriété car la vie a fait que je n’ai jamais pu m’offrir une maison. Depuis l’épidémie du Covid-19, je rêvais simplement d’avoir un petit bout de jardin pour être contact avec la nature tous les jours. Je ne peux pas vivre ailleurs qu’en extérieur. Mais je ne pensais tellement pas être tirée au sort », a confié la dame, qui est « débordante de reconnaissance envers son patron ».

« Le hasard a bien fait les choses, a confié Jean-Alexandre Manchès. Il y avait dans ce rêve quelque chose de très touchant avec cette volonté de pouvoir mettre sa famille à l’abri. » 

Cristel travaille pour cette entreprise depuis presque 20 ans.