Une mère de 4 enfants lance un cri du coeur pour trouver un logement pour le 1er juillet

« Nous ne sommes pas des tout croches parce qu’on est monoparental. »

Les Maisons

Une mère de famille de 4 enfants lance un cri du coeur en vue de trouver un logement pour le 1er juillet, après avoir mené des recherches depuis le mois de janvier, rapporte Le Nouvelliste

Celle qui élève seule ses 4 enfants travaille dans un bon emploi et dispose d'un bon budget. Elle croyait pouvoir trouver après sa séparation en décembre. Mais depuis trois semaines, elle lâche prise et ira vivre temporairement chez le père de ses deux filles aînées, faute de trouver un logement. 

« Je louais une maison, mais c’était convenu que c’était jusqu’en juin, car elle n’était plus disponible après. J’ai cherché, cherché, j’ai fait tellement de téléphones, mais je n’ai rien trouvé. Souvent, les propriétaires ne rappellent pas du tout. Il y a tellement de gens qui cherchent que les gens qui annoncent ont l’embarras du choix. Je vois des 5 et demi où les propriétaires écrivent: idéal pour un couple ou une personne seule. Ce n’est pas normal ! Alors tu comprends bien qu’une mère monoparentale avec quatre enfants, ce n’est pas très populaire. Mais nous ne sommes pas des tout croches parce qu’on est monoparental. Je veux juste me poser avec ma famille et commencer notre vie dans une nouvelle demeure », confie-t-elle au Nouvelliste.

Si elle n'avait pas pu compter sur son ex-conjoint pour la dépanner, elle se serait d'ailleurs retrouvée à la rue. C'est d'ailleurs ce qui attend d'autres familles de la Mauricie et que craint l'organisme Info-Logis Mauricie. Ainsi, ce sont entre 30 et 35 appels de détresse qu'ils reçoivent chaque jour. 

« Où est-ce qu’on va mettre tout ce monde ? Je l’ignore, mais je redoute qu’on voie de plus en plus des campements de fortune s’installer un peu partout dans des parcs. Ça pourrait arriver. Avoir un logement en 2022, ça devrait être un droit fondamental», explique au Nouvelliste Claude Durand, président d’Info-Logis Mauricie.

Diane Longpré travaille comme écrivaine, éditrice et coordonnatrice pour une maison d'édition. Mais jusque là, ses recherches à Saint-Élie-de-Caxton, Saint-Étienne-des-Grès, Charette, Saint-Barnabé ou Saint-Boniface n'ont rien donné. Elle a visé ces régions pour permettre à ses filles de continuer d'étudier à la même école et d'éviter le voyagement inutile entre les maisons des deux pères. 

« Nous, on a besoin d’au moins trois chambres. J’ai vu des loyers d’une seule chambre qui étaient affichés à 1500 $. C’est quoi, ça? J’ai été visiter une maison qui était affichée à 1600 $. On a refusé de me la louer parce qu’on me disait que nous étions trop. C’est ridicule ! Je n’emménage pas avec cinq colocataires pour faire la fête tout le temps. Je veux m’installer avec mes enfants, c’est tout », dit celle qui n'est pas admissible à la location d'un HLM étant donné ses revenus trop élevés. 

« C’est lourd, c’est dur sur la santé mentale de tout le monde. Mais en même temps, je suis pleine de gratitude, tellement chanceuse de pouvoir compter sur cette aide de mon ex-conjoint. Je sais que ce n’est pas tout le monde qui peut compter sur de l’aide comme ça », concède-t-elle.