Voici ce que vous pouvez vous permettre comme maison à vendre pour moins de 300 000 $ à Montréal.

Les choix sont limités à ce prix-là.

Les Maisons

Alors que le marché immobilier reste très onéreux à Montréal, rares sont les propriétés à vendre à un prix en deçà de 400 000 $. Le Journal de Montréal a toutefois trouvé une maison unifamiliale abordable sur le marché de la revente.

« À moins d’une mise de fonds importante, dont seuls les acheteurs expérimentés disposent normalement, il est très difficile de penser s’offrir la moindre habitation aux prix qui ont cours actuellement à Montréal », explique Jocelyn Vaillant, courtier immobilier chez Via Capitale, en entrevue au quotidien montréalais. 

Toutefois, un couple pourrait maintenant payer au maximum 315 800 $ avec un revenu moyen, spécialement avec la hausse des taux d'intérêt. 

«En bas de 400 000$, en général, il n’y a plus vraiment d’options [à Montréal]. Il va y en avoir, mais ce n’est pas nécessairement les choix que les gens veulent avoir en tête de liste évidemment. On va avoir beaucoup de demi-sous-sols. Ça va être des condos mal situés, qui n’ont pas de stationnement», explique Simon Bellemare, courtier immobilier pour RE/MAX du quartier Mont-Royal à Montréal, en entrevue avec le quotidien montréalais. 

Photo : Capture d'écran - Centris

« En bas de 400 000$, en général, il n’y a plus vraiment d’options [à Montréal]. Il va y en avoir, mais ce n’est pas nécessairement les choix que les gens veulent avoir en tête de liste évidemment. On va avoir beaucoup de demi-sous-sols. Ça va être des condos mal situés, qui n’ont pas de stationnement », ajoute le courtier immobilier.

Photo : Capture d'écran - Centris

En menant des recherches sur Centris, les journalistes du Journal de Montréal ont observé que c'est l'arrondissement de Résultat: c’est généralement dans l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles qui comptait le plus de résultats de maisons et de condos dans ce budget.

Mais avec un budget limité, il faudra forcément faire des compromis sur l'emplacement, la superficie ou encore les rénovations à effectuer.

Photo : Capture d'écran - Centris

Les surenchères commencent d'ailleurs à être chose du passé avec la hausse des taux d'intérêt. « Au lieu de nous retrouver avec 10 ou 15 offres concurrentes, par exemple, on en reçoit la moitié. Et généralement, les primes ajoutées au prix affiché sont aussi moins importantes que ce que l’on voyait encore ce printemps. [...] Jusque-là, croyez-moi, les surenchères de 100 000 $ à 120 000 $ étaient très, très fréquentes », ajoute Jocelyn Vaillant. 

« Les gens ont oublié qu’ils étaient très heureux lorsqu’on vendait leur propriété en 60 ou 90 jours, avant la pandémie. Ce qu’on a vécu en vendant en quelques jours à peine, c’était temporaire, car il n’y avait presque rien sur le marché », poursuit M. Bellemare.