La maison de ses rêves la force à faire faillite

Son rêve a viré au cauchemar.

Les Maisons

Une mère de famille de 45 ans aura vu son rêve se transformer en cauchemar après avoir acheté la maison de ses rêves, rapporte le Journal de Montréal

Mère de deux enfants, Sandra a dû s'endetter pour déménager après une séparation difficile. Son emploi consiste à aller sur la route comme représentante de produits cosmétiques. 

Au début de la pandémie, son employeur lui a alors demandé de rencontrer ses clients en mode virtuel. Comme ses enfants devaient aussi faire l'école à la maison, la mère de famille a dû dépenser pour acheter du matériel informatique et des bureaux. Comme elle n'avait pas d'argent de côté, elle a mis ses dépenses sur sa carte de crédit. 

L'été dernier, en vacances au Bas-Saint-Laurent, elle tombe sous le charme de la région et décide d'y acheter une maison pour y déménager avec ses enfants. Elle a ainsi déboursé 260 000 $ pour la propriété, sans inspection ni garantie légale. 

Pour l'acquérir, elle fait un prêt de 200 000 $ à la banque et enquête la totalité de son CELI, la somme de 25 000 $. Elle a également fait une entente avec le vendeur pour une hypothèque de second rang de 35 000 $. 

Mais peu après s'être installée, le cauchemar commence avec le changement du chauffe-eau et une infiltration d'eau au sous-sol, qui la forcent à demander un prêt de 15 000 $ au taux de 19 %. 

Un mois plus tard, elle perd son emploi et se retrouve au chômage. Mais elle n'est pas au bout de ses peines puisqu'en hiver, elle doit payer des factures élevées de chauffage et d'électricité, en plus de faire plusieurs réparations à la plomberie. Finalement, au printemps, un mur de soutien sur son terrain finit par tomber. 

Toutes ces malchances la forcent à se tourner vers un syndic en insolvabilité, avec des dettes de plus de 95 000 $ en excluant son hypothèque. Avec ce prêt sur sa maison, ses dettes s'élèvent à 343 000 $.

La mère de famille n'a eu d'autre choix que de déclarer faillite, en vendant à perte la maison à sa banque. Elle a toutefois pu conserver sa voiture.