Une mère de quatre enfants dit être toujours à la recherche d'un toit pour sa famille après six mois de recherche.

Marlène Bilodeau a souvent été disqualifiée par les proprios qui ne veulent pas de ses enfants

Les Maisons

Une mère de famille qui est à la recherche d'un nouveau logement pour elle et ses quatre enfants depuis six mois dit n'avoir toujours rien trouvé.

Alors que Marlène Bilodeau est à la recherche d'un nouveau logement depuis novembre dernier, la mère de quatre enfants n'a toujours rien trouvé.

Le premier juillet arrive de plus en plus rapidement et comme l'a confié Marlène Bilodeau, l'anxiété commence vraiment à se faire ressentir: «Le stress est très ressenti, autant pour nous les parents, même mes enfants le sentent. Ça vient jouer beaucoup sur le moral à la maison. »

Au cours des six derniers mois, Marlène Bilodeau a multiplié les visites et les recherches, mais trop souvent, plusieurs propriétaires l'ont «disqualifiée» en raison de ses quatre enfants âgés de 3 à 9 ans «On se rend même pas à réussir à avoir une visite. Si on en a, on est 50 en même temps à faire la visite. On a été 12 à la dernière visite que j'ai faite.»

La mère de famille a même tenté d'aller visiter des logements à l'extérieur de la Mauricie, dont à Baie-Comeau et à Lévis, mais en vain.

Les recherches ne sont pas plus faciles pour la soeur cadette de Marlène Bilodeau, Kassandra, qui peine aussi à trouver un logement, et ce, malgré le fait qu'elle soit sans enfant: «Je trouve soit des appartements, désolée du terme, vraiment miteux qui sont à des prix de 700 $ et plus rien d'inclus. Je veux bien me loger, mais il faut que j'y aille avec mes moyens. En ce moment je travaille au salaire minimum. C'est juste impossible pour moi d'arriver avec un loyer à 700 $.»
Dans de telles circonstances, Marlène Bilodeau ne se gêne pas à faire remarquer que «se mettre un toit sur la tête, c'est rendu du luxe».

Le taux d'inoccupation des logements a subi une diminution considérable au cours des dernières années à Trois-Rivières et comme l'a indiqué Véronique Laflamme, porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), cela peut notamment favoriser la discrimination envers certains locataires: «En 2018, le taux d'inoccupation était à 4 %, il est aujourd'hui à 0,9 % pour certaines catégories de logement, notamment les logements familiaux, de 3 chambres à coucher et plus c'est encore plus bas, on parle d'un taux d'inoccupation de 0,6 %.»

Du côté de l’Office municipal de l’habitation, un service d'aide d'urgence a été mis en place à la demande de la ville de Trois-Rivières.

Rappelons enfin que le 2 juillet dernier, 23 ménages locataires étaient toujours sans logement.