
Yohann Ménard lance un avertissement percutant sur les viandes froides qui contiennent cet ingrédient
Le naturopathe lance un avertissement percutant sur les viandes froides
Alors que la saison estivale bat son plein et que les pique-niques, barbecues et lunchs rapides se multiplient, le kinésiologue et naturopathe québécois Yohann Ménard tire la sonnette d'alarme au sujet des charcuteries. Dans une publication qui a rapidement capté l'attention sur les réseaux sociaux, le fondateur d'Acti-V invite les consommateurs à poser un geste tout simple avant de déposer leur paquet de viandes froides dans le panier d'épicerie : le retourner et lire la liste d'ingrédients.
Un ingrédient discret, mais classé parmi les plus préoccupants par l'OMS
Le message de Yohann Ménard part d'une observation banale. Il se trouve devant un comptoir de charcuteries dans un magasin à grande surface, face à un emballage attrayant de viandes froides destinées aux sandwichs. L'image est séduisante et évoque les repas décontractés de l'été. Mais en consultant l'étiquette, il constate que les trois viandes contenues dans le paquet renferment du nitrite de sodium, un agent de conservation largement utilisé dans l'industrie alimentaire pour préserver la couleur rosée des produits et empêcher la prolifération bactérienne.
Le problème, selon le spécialiste, réside dans ce qui se produit une fois ces aliments ingérés. Lorsqu'il est combiné à la cuisson et au processus digestif, le nitrite de sodium peut engendrer la formation de nitrosamines, des composés chimiques associés à des risques pour la santé. Ménard rappelle un fait que beaucoup de gens ignorent ou sous-estiment : l'Organisation mondiale de la santé (OMS) classe les viandes transformées, incluant le bacon, le jambon, les saucisses et les charcuteries en général, dans le Groupe 1 des agents cancérogènes. Il s'agit du même groupe que le tabac et l'amiante.
Le kinésiologue prend toutefois soin de nuancer ce classement, car il prête souvent à confusion. Appartenir au Groupe 1 ne signifie pas qu'une tranche de mortadelle est aussi nocive qu'une cigarette. Cette classification indique plutôt que le lien entre la consommation de viandes transformées et le cancer colorectal est solidement démontré par la recherche scientifique. Ce qui est établi, c'est la nature du lien, et non l'intensité du risque. Concrètement, les données de la recherche associent une consommation quotidienne d'environ 50 grammes de charcuterie à une augmentation du risque de cancer colorectal d'environ 18 %. Or, 50 grammes, cela représente à peine quatre ou cinq tranches minces dans un sandwich, soit une quantité que bien des gens atteignent sans même y penser.
Pas une interdiction, mais un appel à la vigilance
Yohann Ménard ne prône pas l'élimination totale des charcuteries. Son message se veut avant tout éducatif. Il encourage les consommateurs à traiter ces produits comme des aliments d'occasion plutôt que comme des incontournables du lunch quotidien. L'objectif n'est pas de semer la peur, mais de permettre à chacun de faire des choix alimentaires éclairés.
Il aborde également une question fréquemment soulevée : pourquoi les Italiens, réputés grands amateurs de prosciutto, ne semblent-ils pas aussi préoccupés? La réponse tient à la composition du produit. Le véritable prosciutto di Parma ou San Daniele ne contient qu'un seul ingrédient en plus du porc : du sel de mer, sans aucun nitrite ajouté. Ce n'est pas du tout comparable aux paquets de charcuteries industrielles que l'on retrouve dans les grandes surfaces nord-américaines, qui combinent souvent plusieurs viandes traitées avec du nitrite de sodium ou du nitrate de potassium.
Le repère que Ménard propose est d'une simplicité désarmante : si la liste d'ingrédients indique uniquement « porc » et « sel », il n'y a pas lieu de s'inquiéter. En revanche, dès que les mentions « nitrite de sodium » ou « nitrate de potassium » apparaissent, le consommateur sait exactement à quoi il s'expose. Ce qui compte, insiste-t-il, ce n'est pas la provenance du produit ni son emballage séduisant, mais bien ce qu'il contient réellement. Voyez sa publication ci-dessous:
Ce message prend une résonance particulière en plein coeur de l'été, alors que les charcuteries figurent parmi les aliments les plus populaires pour garnir les assiettes lors des rassemblements estivaux. Yohann Ménard, qui cumule plus de onze ans d'expérience en accompagnement santé, est reconnu pour ses prises de position franches sur l'alimentation. Auteur d'un livre ayant rejoint plus de 100 000 lecteurs au Québec et régulièrement invité dans les médias québécois, il continue de sensibiliser le public à l'importance de comprendre ce que l'on met dans son assiette. Un simple réflexe, retourner le paquet, pourrait bien changer la donne pour de nombreuses familles cet été.
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À propos de l'auteur
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